15/12/2008

SDF

Avant j’étais quelqu’un
A qui on disait bonjour en me voyant
J’ai fais de longue études
Obtenu un bon métier
Je me suis ensuite marié
Vécu heureux durant quelques années

Entourés d’amis chaque dimanche et jour fériés
Où nous faisions des festivités
Familles, amis tous réunis
Devant un somptueux dîner
Que ma douce moitié nous préparait
Des jours heureux étaient ces années

Un hiver la maladie a emportée
Ma chère et tendre moitié
Je me suis retrouvé seul abandonné
Je n’avais plus envie de continuer
Sans Madeleine à mes côtés
Sans Madeleine que j’ai tant aimé

Je me suis laissé périr
L’alcool m’aidait à me détruire
Un matin je me suis retrouvé à la rue
Sans rien juste un pardessus
Je vagabondais dans les allées
Sans réellement savoir où j’allais

Les dimanches et jours fériés
Plus d’amis ni famille à inviter
Mon ami est cette bouteille
Qui me tient chaud durant mon sommeil
Je rêve de Madeleine ma bien-aimée
Je souhaiterais tellement te retrouver….

Ce matin j’ai du mal à me lever
La température a bien chutée
Mon pardessus tout usé
N’a pu me réchauffer
Ni même ces journaux
Ne m’ont tenu chaud

J’aperçois je crois… une lumière bleue
J’ai du mal à ouvrir les yeux
Leurs mains s’activent sur mon cœur
Mais je vois au loin une lueur
C’est Madeleine ma bien-aimée
Qui est venue me chercher…

Nath Bellil

18:59 Publié dans Poèmes | Commentaires (2) |  Facebook

Commentaires

Le fil est ténu entre les deux côtés de la vie.

C'est bizarre mais en lisant ce texte, terriblement ancré dans notre réel du 21ème siècle, j'ai pensé à ce conte "La petite fille aux allumettes" qui parlait aussi des gens qui sont seuls dans la rue et qui meurent de froid.

Écrit par : Annick | 16/12/2008

très émouvant!!

Écrit par : persillet lisette | 17/12/2008

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