09/04/2010

2 ième partie: Je laisse la parole à Cécile, Bruno Pascal et Eric ... Qui disent si bien les choses:

" Doit-on accepter de vivre toute sa vie dans la misère quand on ne peut pas ou plus travailler à cause de son handicap ou de sa maladie ?

Non ! Nous ne sommes pas satisfaits de la promesse présidentielle d'une augmentation de l'AAH en 5 ans qui nous maintiendra toujours sous le seuil de pauvreté ?

Est-il tolérable que ce gouvernement taxe les indemnités d'accident du travail ?


Les banques vont bien. Les traders aussi : 7500 traders vont se partager 2 milliards d’euros de bonus en 2010, et pour les handicapés c’est une augmentation de l’AAH de 2,2 % au 1er avril 2010.

Aujourd’hui, en France 8 millions de personnes vivent avec moins de 817 euros par mois. Un français sur 3 n'a pas les moyens de s'offrir une alimentation saine et équilibrée…

Pour les 12 millions de personnes en situation de handicap, c’est souvent la double, voire la triple peine. L’AAH en-dessous du seuil de pauvreté, mais parfois « trop » élevée, à quelques euros près, pour le droit à la CMU, s’ajoutent les forfaits et franchises « médicales », déremboursements de soins ou de transport, augmentation du forfait hospitalier, qui excluent des soins ceux qui en ont le plus besoin !

Malgré La loi du 11 février 2005 Le gouvernement donne l’impression d’abandonner les personnes handicapées.

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A leurs yeux sommes-nous encore des personnes à part entière ?

La loi du 11 février 2005 a créé les maisons départementales pour personnes handicapées (MDPH) et des commissions des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) qui remplacent COTOREP et CDES, en transférant ainsi aux départements l’argent des allocations compensatrices versées aux handicapés. Avec l’avantage mais aussi le prétexte d’un guichet unique MDPH, encore une fois l’État se désengage sur le dos des collectivités locales. Ce qui fait fi de la solidarité.

Nombreux sont tous ces handicapés et malades qui sont exclus de l’AAH en n’ayant pas obtenu les 50% d’invalidité. Celles-là et ceux-là n’ont plus qu’à aller s’inscrire au RSA … Il faut vivre le handicap pour savoir comment un handicapé est considéré, d’autant plus que le système social discriminant en remet une couche. La loi du 11 février 2005 n’a strictement rien changé dans ce domaine.

Il manque de places en établissements spécialisés.

Dernière mesure : la fiscalisation des indemnités d’accident du travail, en 2010. Une mesure de « justice sociale » pour le gouvernement, qui ira gratter dans les poches percées des accidentés du travail 150 millions d'euros, tandis que le bouclier fiscal de 600 millions d’Euros, est maintenu, lui ! Plus des deux tiers de cette mesure ont profité à des patrimoines supérieurs à 15 millions d’euros

Ainsi, 834 foyers au patrimoine supérieur à 15,6 millions d’euros ont touché 368 261 euros en moyenne par foyer en 2008. Coût pour la collectivité : 307 millions d’euros !

Le magazine Marianne s’est livré à un rapide calcul :

• RSA : 1,5 milliards d’Euros pour 3,4 millions de personnes, soit 441 euros en moyenne par personne

• Bouclier fiscal : 578 millions d’euros pour 19 000 personnes, soit environ 30 500 euros par personne.

En ce temps de crise, le gouvernement décide de donner 70 fois plus aux 17 000 personnes les plus riches qu’aux 3 millions et demi de personnes les plus pauvres.

C’est un choix politique, et un choix de société que nous refusons. En ce jour partout en France nous sommes dans la rue pour exiger la suppression de toutes les mesures de régression sociale et pour demander des mesures permettant une réelle amélioration des conditions de vie des personnes handicapées ou malades.

Aujourd’hui, nous sommes nombreux à dire non à l’immoralité, à l’obscénité de la politique brutale du gouvernement.

Nous exigeons la suppression du bouclier fiscal (15 milliards d'euros) pour financer un revenu d'existence à hauteur du SMIC. Nous exigeons la suppression des franchises médicales, le forfait à un euro et le forfait hospitalier, les déremboursement de médicaments et le retrait de la loi Bachelot.

NOUS NE SOMMES NI PAUVRE, NI SOUMIS ET ENCORE MOINS CITOYENS DE SECONDE ZONE "

Mouvement Ensemble pour une Santé Solidaire

10:48 Publié dans Texte libre | Commentaires (0) |  Facebook

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