01/12/2010

Tout le monde y pense

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Vivre et rêver et rire et ressentir...

Toutes nos envies, à tous, lues ici et là au détour de nos écrits.

Petites demandes et grands espoirs, mélangés au fil de nos lignes, exprimés

Maladroitement ou avec humour mais toujours cette attente : d'amour, d'amour, d'amour, d'amour, d'amour....

Cabrel l'avait dit bien avant nous...

 

Tout le monde y pense,

Les hommes, les anges, les vautours,

Y a plus de distances,

Personne qui ait les bras trop courts,

Tout le monde espère,

Même à l'arrière des arrière-cours,

Tout le monde veut son billet retour,

D'amour, d'amour, d'amour, d'amour, d'amour...

 


...  Et dans la complicité de la nuit, lumières éteintes et bruits enfuis j'y pense...

Les heures longues où tu ne dors pas, où tu navigues d'un lit trop chaud à un écran trop blanc tu cherches. Des milliers à fouiller dans la nuit, tous comme toi, passant en revue chaque endroit où une présence amie pourrait se nicher, les blogs et les sites, les t'chats et les forums, tu les défiles tous.

 

Son éclat de chance,

Celui qui vous brûle, vous inonde,

Mais le ciel s'en balance,

Puisqu'il n’y en a pas pour tout le monde,

Y a des gens plein les urgences,

Sous les lumières des abat-jour,

Qui attendent leur billet retour,

D'amour, d'amour, d'amour, d'amour, d'amour.

 

Et les heures passent sans que tu ne trouves, tous enfuis ou tous perdus. Le grand silence qui s'éternise et toi tu restes et continue. Accroché à ton écran tu attends les lueurs de vie, elles sont vides ou n'existent plus tu le sais mais tu

espères, toujours, toujours... encore.

 

Ces anges qui dansent,

Sur ces pistes trempées d'alcools,

Dans ces caves immenses,

Les cheveux collés aux épaules,

S'envolent en silence,

Et s'éparpillent au petit jour,

En cherchant des billets retour,

D'amour, d'amour, d'amour, d'amour, d'amour.

 

L'aube arrivant, cafés serrés et yeux qui brûlent, tu luttes pour rester croyant encore au paradis. Tu guettes les premiers instants, ceux où les Autres se

réveillent, pensant toujours les atteindre alors qu'ils sont d'une autre planète.

 

Ces femmes qui s'avancent,

En tenant au bout de leurs bras,

Ces enfants qui lancent,

Des pierres vers les soldats,

C'est perdu d'avance,

Les cailloux sur des casques lourds,

Tout ça pour des billets retour,

D'amour, d'amour, d'amour, d'amour, d'amour.

 

Alors tu rêves aux lendemains, tu te dis que ce n'était pas le jour. Tu pars finir ton matin dans les draps redevenus frais. Mais au fond de toi, gardant et l'espoir et le doute, subsiste un fond de café amer, comme ton sourire qui s'enfuit.

Et tu t'endors ...

 

 

Les hommes, les anges, les vautours...

Personne qui ait les bras trop courts...

Tout le monde y pense...

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15:56 Publié dans Poèmes | Commentaires (0) |  Facebook

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