04/02/2011

Rlexion d'un partenaire, Henri REBOUL... c'était en 2003!

LES    RENCONTRES   HANDIGARD

                                                                                                     

LE   DESSEIN : « Intention, Idée précise que l’on a de faire quelque chose »

 

J’ai souhaité faire d’une chose que j’endure, une chose dans laquelle je me suis engagé en faisant abstraction du pouvoir, de la gloire, de la renommée, du succès et du gain.

 

Involontairement, au fil des ans, un pouvoir s’est instauré, mais il s’agit d’un pouvoir avec les autres et non d’un pouvoir sur les autres. C’est ainsi que ces Rencontres ont acquit un certain succès que nous avons utilisé comme moyen d’atteindre un but.

 

Mais là aussi, ce n’est pas un succès aux dépends des autres, mais comme moyen d’aider les autres, ce n’est pas non plus le fait de gagner à tout prix, mais le gain qui ne coûte rien aux autres et même qui leur apporte un gain supplémentaire. Ce fut  la volonté de savoir comment et de savoir pourquoi afin de pouvoir partager cette connaissance avec d’autres.

 

Ainsi, il en est ressorti des pensées semblables qui attirent des pensées semblables et, si un grand nombre de personnes en situations de handicap pensent à la même chose, il est fort probable que leurs pensées formeront une réalité. Mais en réalité la plupart des personnes en situations de handicap ne veulent pas avoir à penser ; Ils élisent des leaders, apprennent des politiques, adoptent des règles qui n’exigent aucune pensée indépendante.

 

Ou plus clairement, « facilitez-moi les choses, dites-moi quoi faire !»  ...


...

Refusant d’obéir à ces règles, nous avons mis en place une action sous forme de rencontres départementale de personnes en situations de handicap, dénommée HANDIGARD.

 

Cependant une action qui fait souffrir un autre ne mène pas à une évolution rapide et aucune action engageant quelqu’un d’autre ne peut être entreprise sans son consentement et sa permission.

 

Cela s’appelle de la Sagesse et la Sagesse c’est la connaissance appliquée et la connaissance des conditions de vie des personnes en situations de handicap ne peut être connue et améliorée qu’à la seule condition qu’elles apportent leur contribution à la mise en place des politiques qui les concernent.

 

                                               Personne ne semble en avoir la volonté ?!

 

Et il en sera toujours ainsi aussi longtemps que personne ne considérera l’épreuve d’un autre comme étant la sienne. De ce fait les personnes en situations de handicap seront éternellement confinées au rôle de destinataires passifs de la sagesse des autres.

C’est ainsi qu’aujourd’hui plus de 5 millions de familles parfois lourdement concernées par le handicap se heurtent à une société qui sélectionne et exclue au nom de l’image, de la performance et de la rentabilité ceux qui ne répondent pas aux normes.

Nombres d’entre elles attendent de nos politiques des réponses novatrices pour supprimer ou réduire les situations de handicap vécues au quotidien. Or en refusant d’apporter des réponses et solutions concrètes aux problèmes des personnes en situations de handicap, en refusant de les considérer comme des citoyens à part entière, les grands décideurs politiques hypothèquent l’avenir et compromettent aujourd’hui avant même qu’elles n’aient débuté, les concertations sur la modification de la loi d’orientation « dites en faveur des personnes handicapées ».

 

Et pourtant il ne faut surtout pas faire l’amalgame entre une loi et une aide. Une aide offerte d’une telle façon qu’elle crée une dépendance continue, plutôt qu’une indépendance rapide ; une aide qui permet à un autre au nom de la compassion de compter sur lui plutôt que sur soi-même ce n’est pas de la compassion, c’est de la compulsion envers le pouvoir.

En fait ces aides sont en réalité une passion du pouvoir car dans la mesure où l’on permet aux décideurs politiques de se rendrent responsables de nous, dans cette mesure on leur permet de se rendre puissants, et cela bien sûr les font se sentir précieux.

Actuellement, nos politiques n’affichent aucune solution ni aucune préférence, ils nous offrent des observations, mais ce que nous observons, nous personnes en situations de handicap, c’est qu’ils nous manquent un système de gouvernement qui nous fournirait une solution totale.

Je pense malheureusement que nous avons à faire à un gouvernement d’autistes.

Autisme : n.m ; 1923, autismus du grec, autos, soi-même. Psychiatrie : repliement sur son monde intérieur du sujet qui refuse le contact avec le monde extérieur (grand Larousse universelle).

 

Les personnes en situations de handicap ne pourraient plus supporter ce qui se passe si elles prenaient connaissance de la distribution extraordinairement disproportionnée de la richesse et surtout des moyens par lesquels ont la gagne, ou dont on l’utilise pour en gagner davantage si ces faits étaient connus de façon précise et immédiate de toutes les personnes en situations de handicap.

 

« Tous les citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants la nécessité de la contribution publique » Art XIV de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

 

Une partie des américains ont adopté le principe des « sunshine laws » dont l’objectif est d’exposer à la lumière de l’examen public le désordre de leur système politique et gouvernemental. Ce système parait-il empêcherait quiconque de faire ce qui ne veut pas que les autres sachent.

 

En résumé, il s’agit pour nos politiques d’être clair et net, de faire en sorte que toutes les personnes en situations de handicap aient toute l’information et sache tout ce qu’ils ont besoin de savoir à leur sujet. Nous souhaiterions une communication simple, directe, ouverte, honnête et complète.

Ainsi disparaîtrait la moitié des maux, la moitié des soucis, la moitié des conflits, la moitié de la colère, la moitié de la frustration ressentie par les personnes en situations de handicap.

Utopique ! Certes, car on finirait par découvrir à quel point l’individu moyen se fait vraiment duper, utiliser, comme un objet jetable, manipuler, mentir et carrément tromper, et il y aurait alors énormément de frustrations et de colère.

Et pourtant la visibilité nettoierait la majeure partie de tout cela assez rapidement et la ferait disparaître.

Ce que nous demandons, c’est d’abolir les intentions cachées, de bâtir une société sur la visibilité, dire la vérité en tout temps à chacun à propos de chaque chose.

 

Nous pourrions ainsi bénéficier d’une chance égale, chacun de nous aurait la chance de vivre une existence égale sans s’inquiéter de sa survie. Cela nos politiques ne veulent pas l’entrevoir, ni l’admettrent car notre mécanisme socio-économique établi systématiquement une discrimination contre une certaine classe de gens.

 

Les personnes en situations de handicap ne parlent pas beaucoup, elles n’ont pas l’habitude d’être très bavardes, elles vivent certaines situations, elles les subissent, elles essaient de l’expliquer, de la démontrer. Donc les personnes en situations de handicap sont des personnes habituellement discrètes, pas très bavardes. Pour eux ce n’est pas nécessaire, la raison de leurs revendications est tellement évidente.

De plus, si leurs propositions échouent elles n’ont rien à dire. Ce n’est pas le cas des politiciens. Même lorsqu’ils échouent, ils parlent. En fait, parfois plus ils échouent plus ils parlent. Finalement les personnes handicapées en arrivent à douter d’elles-mêmes, s’écartant ainsi l’accès au pouvoir, et cela fait le bonheur des gens qui détiennent le pouvoir car ils détiennent le pouvoir qui nous appartient et ils le savent.

 

La  plupart des problèmes et des conflits de notre société, sinon tous, et tous nos problèmes et conflits en tant qu’individu seraient résolus si en tant que société nous abandonnions le concept de séparation, adoptant le concept de visibilité. Ce qu’il y a d’intéressant à propos de la condition actuelle de la société c’est que nous nous accordons pour la plupart sur un point : les choses ne vont pas bien !

 

Mais si pour la plupart, nous sommes d’accord individuellement pourquoi ne pouvons nous pas y faire quelque chose collectivement.

C’est la question qui tourmente notre société.

Comment pouvons- nous passer de la conscience individuelle à l’action collective ?

 

L’UNITE ! Certes pas facile, lorsque l’on comptabilise la multitude de formes de handicap et d’acteurs du handicap, car pour la plupart ils ne vivent que pour eux, ne s’occupent que d’eux et non pour affaires que celles qui les concernent.

Ces structures génèrent forcément des contrôles individuels et lorsqu’on contrôle quelqu’un on obtient ce que l’on veut, lorsqu’on libère quelqu’un il obtient ce qu’il veut.

 

De ce fait, ils se comparent et ils suscitent un constant besoin de décrire une chose comme étant meilleure, supérieure ou inférieure, bonne ou mauvaise, cela démontre à quel point ils sont dans la dualité, à quel point ils sont submergés par la séparation.

 

Ces remarques et ces observations ne doivent pas être une source de découragement, le fait que l’on reconnaisse leur vérité peut-être immensément encourageant si nous les laissons être le carburant du moteur de changement. Soyons la différence, soyons le changement, incarnons la conscience de : « nous faisons tous qu’un et de il y en a assez ! ».

Pour résumer nous pourrions exprimer cela de la manière suivante :

Nous vivons en grappe ou ce que l’on appelle des petites communautés volontaires.

Ces grappes ou petites communautés se doivent d’interagir entre-elles sur une base égalitaire afin d’en dégager des accords mutuels réduit à un code triangulaire :

  • la conscience,
  • l’honnêteté,
  • la responsabilité.

 

Il est grand temps de se dire la vérité, d’arrêter de se mentir à nous-même ainsi qu’aux autres. Si nous affirmons une chose il faut faire ce que l’on dit. Trop souvent nous déclarons une chose et nous en faisons une autre.

Il en sera toujours ainsi à moins d’envisager une réelle possibilité, car ce à quoi on résiste persiste, et seul ce dont on prend conscience peut disparaître.

S’il s’agit de nous présenter cela sous forme de circonstances, il nous appartient alors à nous seuls de décider du sens de ces circonstances. Tout cela se résume en une question et cette question n’est pas à qui nous parlons ?

Mais qui nous écoute ?

 

 

 

Propos inspiré de l’auteur Américain Neale Donald Walsch "Conversation avec Dieu"

                                                                                            Un dialogue hors du commun

                                                                                            Tome 1, 2, 3

                                                                                            Edition Ariane

 

 

 

 

                                                                                                                              Henri Reboul   « 2003 »

                                                                       Président Fondateur de l’Association Militante Handigard

                                                                      

Chevalier dans l'Ordre National du Mérite

 

Lauréat National Cité par la Société d'Encouragement  Au bien

 

 

 

Je dis que : « le Premier magistrat doit être responsable ! »

Vous me direz : « Comment organiser cette responsabilité ? »

Je vous réponds : « Je l’ignore. Mais si vous ne l’organisez pas, il y a quelqu’un qui, à des moments terribles, se charge, sans organisation préalable de l’appliquer... Ce quelqu’un, c’est la révolution ».

 

Léon Gambetta, discours contre l’empereur, 5 avril 1875.

 

 

 

 

 

Le débat est ouvert pour ceux qui le souhaitent

 

Mail : floriton@orange.fr                                                                                                            

 

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